De la création à aujourd'hui

Du 12 au 19 septembre 1993, la Fondation Konrad Adenauer a organisé à Porto-Novo, un séminaire sous régional à l’intention des jeunes de divers pays notamment du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Togo et du Zaïre, issues des différentes composantes de la vie civile autour du thème « Société Civile et Contrôle Social ». au cours de ce séminaire, la richesse des communications, les ateliers et les échanges entre participants ont révélé avec acuité les pannes dangereuses qui minent nos systèmes politiques, présageant du même coup des lendemains sombres pour notre continent. D’où la nécessité d’agir.

Alors spontanément, les animateurs de l’action civique se sont engagés individuellement et collectivement à œuvrer chacun dans son milieu pour le rayonnement de la démocratie en Afrique. C’est ce qu’on a baptisé « engagement de Porto-Novo » que nous proposons de parcourir ensemble.

Quarante-cinq (45) participants ont individuellement souscrit à cet engagement. La Fondation Konrad Adenauer organisatrice de la rencontre a favorablement apprécié l’initiative. Les animateurs se sont séparés le 19 septembre pour leur pays respectifs avec cet engagement dans les valises, conscients de l’ampleur et de la noblesse de la tâche qu’ils se sont assignés et du sentiment d’appartenir à un peuple.

Une année plus tard, conformément à l’engagement pris à Porto-Novo, les mêmes animateurs se sont rencontrés à Niamey (Niger) pour un autre séminaire ayant pour thème « Société Civile et gestion de la vie économique en Démocratie, les défis pour l’Afrique ». A cette étape de Niamey, les objectifs fixés ont été atteints. Elle a été le lieu de faire le bilan des actions entreprises à travers des débats francs, des remarques, de confrontation d’idées et d’échanges d’expérience. Ce séminaire a permis aussi d’élargir la formation acquise à Porto-Novo. Les animateurs ont encore échangés sur « l’engagement de Porto-Novo ». De cette concertation, il est ressorti que l’action était positive et devrait se poursuivre. Ils se sont séparés à Niamey le 24 septembre encore plus déterminés et convaincus de la nécessité de renforcer ce cadre d’échange. Rendez-vous a alors été pris pour Bouaké en Côte d’Ivoire en août de l’année suivante.

Bouaké a été l’étape décisive. La formation de cette promotion des animateurs de l’action civique était à sa dernière édition. Les chances de rencontre des mêmes animateurs devenaient très minces en dehors d’un groupe structuré. Alors, ces derniers, après avoir largement évoqué l’engagement de Porto-Novo, ont décidé après de vives discussions de mettre en place une structure permanente. C’est ainsi que naissait dans la résolution finale le 11 août 1995 au foyer Jeune Viateur de Bouaké, le Réseau Africain des Animateurs de l’Action Civique dénommé « SOS CIVISME » qui signifie Savoir Oser se Solidariser pour le Civisme. Il s’est doté d’un organe de liaison « Dan Kassa », tiré de la langue haoussa qui signifie le Citoyen.

C’est dans ce même ordre d’idée et pour faciliter les interventions dans les différents pays, chaque délégation a décidé de mettre en place une section nationale. C’est alors que la Section Béninoise du Réseau Ouest Africain des Animateurs de l’Action Civique naquit le 31 août 1996 à l’issue d’une Assemblée Générale Constitutive avec pour Secrétaire Général, Monsieur Mathias GBETOHO.

Depuis lors, diverses activités se sont succédé à SOS CIVISME BENIN sous la direction de plusieurs Bureau Exécutif. Aussi, des avancées ont été notées dans le fonctionnement de l’organisation et dans ses activités. C’est ainsi que depuis 2007 des Clubs de Civisme ont commencé par être mis en place dans les localités d’intervention. Mieux, avec les réformes survenues dans les textes en 2011, SOS CIVISME BENIN a transformé le Secrétariat Général en un Secrétariat National et a décidé de la création progressive de Section Communale afin de disposer de structures d’exécution dans chacune des 77 communes du Bénin. Enfin, au terme des activités, après la planification stratégique 2011-2016, le Secrétariat National a opté pour une vision programmatique des activités de l’organisation.

C’est alors qu’il a décidé du regroupement des différentes interventions sous quatre (04) programmes à savoir :

  • Genre, Gouvernance Locale et Autonomisation des Femmes et des jeunes ;
  • Eau, Hygiène, Assainissement et Environnement ;
  • Santé de la Reproduction et IST/VIH-SIDA ;
  • Education Civique, Politique et Promotion la Démocratie, la Bonne Gouvernance, l’Etat de Droit et Paix.